Tokyo, 31.12.2010, LE coup de minuit au Senso-Ji
Le 31 décembre dernier était mon premier nouvel an au Japon et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre….
Depuis mon arrivée le 23 à Osaka, je ne trouvais nulle part l’atmosphère particulière des fêtes de fin d’année que nous connaissons chez nous.
J’avais déjà passé plusieurs réveillons à l’étranger, à chaque fois dans des villes où les usages sont très proches des nôtres… et au Japon comme d’habitude tout est très différent… à part quelques illuminations dans les grandes artères commerçantes, très peu de signe de fête ici - en tout cas beaucoup moins qu’à l’arrivée du printemps…
Avant ce voyage, j’avais cherché en vain comment les japonais occupaient leur réveillon. C’est finalement notre serveuse ce soir là qui nous donna le plus de réponses…
Le choix s’était porté sur un restaurant typiquement japonais pour un menu de Shabu-Shabu.
Par le plus grand des hasards notre serveuse - elle aussi typiquement japonaise - parlait un français parfait qu’elle avait appris lors d’un séjour de 2 ans au Maroc (ce qui est beaucoup moins typique pour le coup…). Elle expliqua que les japonais se réunissaient en famille autour d’un repas de soba (nouilles) et se rendaient ensuite dans les temples proches pour sonner ou entendre sonner les 108 traditionnels coups de cloche à partir de minuit.
Donc vers 22h30 après diner, direction Asakusa pour voir ce qui allait se passer autour du Senso-Ji, le plus grand des temples bouddhiques de Tokyo et entendre le premier coup de cloche de 2011…
Plus d’une heure avant la nouvelle année la foule commençait à affluer dans le quartier…
Dans les ruelles autour du temple de nombreuses échoppes étaient installées proposant autant de spécialités culinaires…
Malgré le froid même les restaurants en plein air étaient complets…
avant minuit, le calme n’est qu’apparent. L’essentiel de la foule fait la queue devant le Senso-Ji
les beignets de poulpe, spécialité locale…
à 23h la procession qui partait du Senso-Ji et remontait sur plusieurs files les 250m de Nakamise-Dori avait largement dépassé Kaminarimon et s’étendait loin dans les rues adjacentes…
Pendant ce temps il convient de préparer les réserves, ici des sembei…
Minuit approchait et je suis tombé par hasard sur un petit temple bouddhiste à quelques dizaines de mètres du Senso-ji… un petit groupe s’était rassemblé sur quelques marches au pied d’une énorme cloche…
C’était le moment approprié et le lieu idéal pour méditer, faire le point sur l’année écoulée et prendre quelques sérieuses résolutions pour celle qui allait bientôt débuter…
Une dizaine de minutes avant minuit, plusieurs moines et leurs assistants se sont approchés. Ils ont commencé par allumer un feu dans l’immense foyer creusé au pied de la cloche…
Puis peu avant minuit un des moines s’est approché de la cloche se tenant prêt pour minuit…
Au terme du compte à rebours scandé par la foule, le marteau à frappé une première fois à minuit pile…
Puis plusieurs dignitaires se sont succédés pour frapper le bronze à tour de rôle…
Je suis encore resté quelques minutes à contempler le spectacle, puis voyant que la foule commençait à envahir toutes les ruelles alentours, j’ai décidé de faire un dernier tour avant de rentrer à l’hôtel…
Vers une heure du matin - ce premier janvier 2011 - quand j’ai quitté Asakusa, il devenait difficile d’avancer tellement la foule était dense…il était temps de rentrer…
































Anwar , le 13 décembre 2012 17 h 04 min
Je me trompe peut eatre, mais dans cette foire du livre, il me semlbe qu’on ne parlait pas beaucoup d’e9conomie, de finance, de libe9ralisme: pas de Sorman, pas de P. Manie8re? De toute manie8re, je vois mal l’inte9reat d’e9voquer cette activite9 finalement de9sue8te que constitue la lecture (en dehors bien entendu de l’aspect cre9ation de plus value que l’e9dition peut susciter tout comme la vente de hamburgers) Vous feriez mieux de vous inspirer de ces fortes paroles de Mme Lagarde, qui a dit que dans ce pays, on re9fle9chissait trop au lieu d’agir . La lecture, en plus d’inciter e0 la re9flexion, incite e0 la reaverie! Que de temps perdu! Je9rf4me Kerviel ou Daniel Bouton lisaient-il des livres ? De9cide9ment, vous n’eates pas formate9 pour notre e9poque d’hommes et de femmes d’action. Les Orsenna ont quitte9 l’Elyse9e, remplace9s par des Barbelivien. Adaptez-vous au lieu de le de9plorer!Je me demande par quelle aberration on confie encore des e9le8ves e0 des gens aussi passe9istes. Seule l’affection que j’ai pour vous, cher Cow-Boy, m’empeache d’en re9fe9rer e0 mon ami Xavier qui aurait statue9 sur votre compte.